La présence d’Israël à la COP22 attise les antagonismes

COP22. A Marrekech où se déroulent les travaux de la COP 22, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, de nombreux participants algériens ont décidé de boycotter les travaux organisés dans la zone verte, l’espace dédié aux organisations de la société civile, en raison de la présence d’une délégation israélienne. 

Par Algérie Focus

Cette opération de boycott a été lancée particulièrement par plusieurs membres de l’équipe de l’Odyssée des Alternatives Ibn Battûta qui avait organisé tout un périple à travers les deux rives nord et sud de la Méditerranée en faisant notamment escale à Alger et Oran du 03 au 6 novembre dernier.  Et parmi ces boycotteurs, nous retrouvons tous les algériens actifs au sein de l’Odyssée Ibn Battûta. Des militants qui représentent plusieurs associations algériennes à l’image de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADDH), la Conférence Algérienne sur le Climat, Alger Touiza, Association Nationale de Volontariat ou l’association PHENICIA basée à Oran. *

Les militants algériens en faveur de la protection de l’environnement ont refusé de participer aux programmes d’animation de la zone verte de la COP 22 prétextant la présence de la délégation de l’entité sioniste. “Une entité raciste qui ne cesse de commettre des crimes abominables contre l’humanité”, expliquent les boycotteurs dans le communiqué parvenu à notre rédaction. Parmi les initiateurs de cette action de boycott, nous retrouvons également aux côtés des participants algériens de nombreux militants tunisiens, marocains, français ou italiens. Ces boycotteurs réclament l’expulsion des représentants d’Israël des travaux de la COP22 en raison des assassinats d’enfants, des femmes et des personnes âgées commis par l’armée israélienne à  Gaza. “La cause palestinienne est toujours dans nos coeurs”, concluent les boycotteurs. Quant aux partisans du non-boycott, membres de la même équipe, ils n’ont pas souhaité signé l’appel, ni s’exprimer sur la question : ces derniers aurait préféré dialoguer avec la délégation israélienne dans la zone verte. Un débat toujours aussi sensible.