Le nouveau visage de Marrakech

COP 22. Propreté, circulation verte, aménagements… l’organisation de la COP22 a contribué à valoriser la célèbre cité marocaine. Un exemple pour le reste du pays.

Par Hamed Mediany (Maroc).

Huit jours se sont écoulés depuis le début de la COP22 à Marrakech. Suffisamment de journées pour que les visiteurs et les participants marocains perçoivent les changements qu’a vécu la ville. Dans la Zone Verte de la société civile, nous avons rencontré des dizaines de participants et visiteurs de la COP22, pour en discuter.

Il n’a échappé à personne, parmi ceux qui connaissaient Marrakech avant la COP, que la ville a beaucoup changé. Mohammed Sebti, étudiant, estime que « les rues de la ville sont devenues plus propres, et plusieurs places ont changé, particulièrement les espaces verts ».

Pour lui, Marrakech aujourd’hui n’est plus comme elle était avant l’organisation de la conférence sur le climat : « Elle est devenue plus fluide au niveau de la circulation à cause de la forte présence des hommes de police sur les boulevards et les ruelles. Cette COP22 est aussi la preuve que les dirigeants des villes peuvent offrir aux citoyens des espaces plus habitables ».

Sur le même point, Salwa Elmahri, militante associative de Casablanca, indique les différents avantages qu’a apporté la conférence du climat à Marrakech, et plus spécialement au niveau environnemental et de la sécurité. « Ces avantages peuvent se reproduire facilement pour les autres villes avec un peu d’effort, surtout pour ma ville qui souffre au niveau des espaces verts et de sécurité », insiste-t-elle.

De son côté, le jeune Ayoub Farji, originaire de la ville de Kénitra, confirme qu’il aimerait bien que sa « ville connaisse les mêmes changements qu’a vécu Marrakech, et que les autorités s’intéressent plus aux espaces de Kénitra, réputée pour son fleuve du Sebou et les forêts qui l’entourent. »

Il pense également que sa ville peut être un bon exemple grâce à sa richesse environnementale, qui combine progrès urbain, économique, et respect de l’environnement. « Je pense aussi qu’il est nécessaire de commercialiser l’image de la ville au niveau touristique, comme cela est le cas pour Marrakech », ajoute-t-il.

A quelques semaines de la conférence du climat, beaucoup de choses avaient changé à Marrakech. Le jardin de la Ménara avait été rénové et son bassin nettoyé, tous comme les espaces verts de la ville en général.

Côté circulation, il est devenu possible de se balader à Marrakech en bus électrique ou avec des vélos qui se trouvent dans plusieurs points de la ville.

Tous ces changements ont touché les visiteurs de Marrakech en cette période. Des changements que Khalid Chouri espère gagner sa ville d’Agadir aussi. Pour lui « le problème des points noirs (l’accumulation de déchets dans les villes), peut être traité avec un peu d’effort comme ici à Marrakech ». Il souligne que « le changement qu’a vécu Marrakech, ne devrait pas être seulement lié à la suite de réception des évènements internationaux. »